Unicef

Partenaire de la jeunesse nigèrienne

Visitez et aimez notre page

www.Facebook.com/jeunesseduniger

Jeunesse du Niger

Unisons-nous et construisons le Niger de demain

vendredi 28 novembre 2014

Insécurité à Diffa : Les dispensaires et les écoles fermés

"La situation d'insécurité à Diffa est très grave: les écoles sont fermées, les dispensaires sont fermés tout le long de la frontière", s'est alarmé mercredi soir Ibrahim Foukori, un député de Diffa, lors d'un débat au Parlement.
Le groupe islamiste, qui a été placé sur la liste noire des organisations terroristes par Washington, contrôle depuis début octobre Malam Fatori, une autre localité très proche du Niger, après de violents combats avec l'armée nigériane.
"Actuellement, notre seul rempart (contre Boko Haram) c'est la Komadougou Yobé (une rivière qui sépare les deux pays). Si la Komadougou n'était pas là on serait dans une situation sécuritaire catastrophique", a ajouté le député.
A cela, le Premier ministre nigérien Brigi Rafini, présent dans l'hémicycle, a répondu : "c'est vrai qu'on a peur dans la région de Diffa. Il y des menaces réelles, mais nous sommes en sécurité pour le moment."
"Deux écoles seulement" sont encore ouvertes à Bosso, la dernière localité avant la frontière nigériane, a-t-il reconnu. Des "actions" seront menées "dès la semaine prochaine" en faveur des élèves concernés - qui seront réaffectés dans des établissements ouverts – et également des réfugiés, présents dans la zone et estimés à 105.000 par l'ONU, a-t-il assuré.
Depuis des mois, l'armée nigérienne a déployé un important dispositif sécuritaire pour prévenir des incursions de Boko Haram dans la région.

lundi 24 novembre 2014

Portrait de l'artiste Yacouba Adamou alias Yac Bi : La coqueluche du public niaméen

                                   

    L’artiste Yacouba Adamou L’artiste Yacouba Adamou
    Yacouba Adamou, plus connu sous le sobriquet de Yac Bi, est le chanteur à la mode à Niamey. Né le 10 novembre 1989 à Niamey et son père étant décédé peu de temps après la naissance de Yac Bi, ce fut à sa mère qu'incomba l'avenir du bambin qu'elle inscrivit à l'école Bandabari 2 de la capitale. « J'ai été dégoûté par l'école lorsque, ayant été félicité pour mon admission au certificat d'études, j'appris que c'était un homonyme à moi, de la même école, qui était retenu. J'étais toujours 2ème ou 3ème de ma classe et lui ne brillait que dans le dessin ! Pire, ma mère n'avait pas les moyens de me payer des études dans une école privée».
    Yac Bi fut donc envoyé cultiver la terre de ses ancêtres ; mais, les attraits de la ville l'emportèrent vite sur les obligations paysannes ! Voilà Yacouba Adamou de retour à Niamey comme ... apprenti-mécanicien. Il ne resta que six mois dans cet «emploi salissant» qu'il quitta pour rejoindre un trio de rap en s'adonnant parallèlement à la bijouterie. Ce groupe de rap conçut en 2007 un album titré « Plus de show dans les ghettos » - qui ne fut jamais édité.
    La musique, dont il n'avait pas hérité, prit le dessus sur la bijouterie et voilà Yacouba Adamou au Centre de Formation et de Promotion Musicale (CFPM) Elhadj Taya de Niamey, qui venait de créer un groupe de percussions dénommé « Ganga du Niger ». Bien encadré par l'unique docteur nigérien en ethnomusicologie, feu Maman Garba dit Karo, Yacouba Adamou rejoint très vite le studio «Magic Sound» qu'un certain Aghali venait d'ouvrir dans le quartier 2ème Arrondissement de Niamey. Il y apprit, sur le tas, des chansons traditionnelles zarma et surtout la programmation des sonorités de guitares basse et solo, de grosse caisse et autres instruments de musique sur un orgue électronique. Cerise sur le gâteau, il y connu son épouse Ayouba Gna – Mme Nana Fatoumata Souleymane à l'état-civil – qui était choriste au studio «Magic Sound ».

    « Bon pour le service » comme on dit dans l'Armée, Yacouba Adamou put enfin se mettre à son compte : l'album « Tal walé walé », composé de six titres, le révéla au grand public. Le concert de vernissage se fit, le 9 juin 2011 à la Maison de la Culture Diado Sékou, à guichets fermés ! Puis, le 7 juin 2014, Yac Bi lança son second album composé de huit morceaux et appelé « Souba Almari » au Centre culturel Oumarou Ganda (CCOG) de Niamey. « Le concert, qui devait durer au-delà de 22 heures 30 minutes, fut interrompu à 20 heures 30 tant il y avait plus de monde à la porte que dans l'enceinte même du CCOG d'une capacité de 5.000 places ! On a dû organiser un deuxième concert le 20 juin 2014 pour satisfaire ceux qui étaient munis de leurs tickets mais n'avaient pas pu accéder au premier concert », assure Yac Bi.
    A quoi est dû ce succès aussi subit que phénoménal ? Aux thèmes de prédilection du chanteur probablement car Yac Bi parle de problèmes concrets. A titre illustratif, «Tal walé walé » évoque la problématique de l'exode rural et «Souba Almari » la question des mariages précoces et forcés des jeunes filles. De fait, les chansons de Yac Bi sont poignantes et interpellent la conscience.
    Yac Bi, qui a seize (16) clips vidéo à son actif, envisage une tournée nationale puis internationale car il est demandé de partout. Mieux, il projette un troisième album axé sur le thème de la paix. Ce troisième opus de huit morceaux est en fait déjà bouclé. Il ne manque à Yac Bi que les moyens de faire venir à Niamey, pour le tournage du clip vidéo, son illustre associé du moment : Neil Oliver, le chanteur béninois bien connu pour son morceau «Wajo» et celui consacré naguère à la lutte contre l'Apartheid en Afrique du Sud.
    «Le thème de la paix nous tient beaucoup à cœur et nous espérons que des personnes physiques et morales nous aiderons à réaliser notre rêve», prie Yac Bi. Un artiste auquel le succès n'est pas (encore) monté à la tête d'autant qu'il loue à 80.000 francs CFA par mois la bicoque dont une aile lui sert de studio de musique encombré de chaises et de bancs, de guitares et de câbles, d'une console et d'un orgue, d'un ordinateur et de postes téléviseurs. Un véritable capharnaüm comparé à l'autre aile de la boîte qui, elle, est bien rangée et sert de salon de beauté à son épouse Ayouba Gna. Sacrés artistes ! Allez, bon vent !

    Sani Soulé Manzo

    vendredi 21 novembre 2014

    SOS POUR LA SAUVEGARDE DE GAROU




    Patrimoine national en péril, le garou est une impressionnante muraille en terre construite en 1856 pour protéger le sultanat de la région du Damagaram actuelle Zinder contre les attaques extérieures. Ce sont des murailles de 9 à 10 mètres de hauteur sur 12 à 14 mètres à la base aux environs des portes. Selon certaines sources, lors de la construction du mur sur recommandation des marabouts et des chasseurs( qui détiennent des pouvoirs mystiques), trois(3) jeunes filles et 4 corans furent emmurés.
    Aujourd'hui, le seul morceau qui reste de ce mur historique se trouve laissé à la merci des eaux des pluies. J'en suis certain que si des mesures de protections ne sont prises d'ici peu, il ne résistera pas au premier orage.
    Ce joyau reçoit une centaine des visiteurs par an. Et c'est cela même qui caractérise son impacte historique.
    Assumeront nous cette disparition qui s'effectue sous nos yeux ou bien allons-nous agir pour la génération future?

    jeudi 20 novembre 2014

    25 ans de la CDE : Communiqué de presse de l’UNICEF

    I
    Il est nécessaire d’agir de toute urgence pour éviter que des millions d’enfants ne soient privés des avantages de l’innovation, affirme l’UNICEF dans un nouveau rapport publié à l’occasion du 25ème anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant. La connectivité et la collaboration peuvent permettre d’alimenter de nouveaux réseaux mondiaux pour tirer profit de l’innovation et atteindre chaque enfant, d’après l’organisation de défense des droits de l’enfant.

    Le rapport, La Situation des enfants dans le monde – Réimaginer l’avenir, l’innovation pour chaque enfant, appelle les gouvernements, les professionnels du développement, les entreprises, les militants et les communautés à travailler ensemble pour faire émerger de nouvelles idées afin de faire face aux problèmes les plus urgents auxquels sont confrontés les enfants – et trouver de nouveaux moyens de transposer à plus grande échelle les innovations locales les plus prometteuses.

    Le rapport est une compilation participative des innovations de pointe et une plateforme interactive qui répertorie les innovations dans des pays du monde entier et invite les innovateurs à inscrire leurs propres idées « sur la carte ».   
    « Les inégalités existent depuis la nuit des temps, mais l’innovation aussi – et elle a toujours permis de faire progresser l’humanité, » a affirmé le Directeur général de l’UNICEF Anthony Lake. « Dans un monde plus connecté que jamais, les solutions locales peuvent avoir un impact mondial – et bénéficier, dans tous les pays, aux enfants encore confrontés chaque jour aux inégalités et à l’injustice. »
     
    « Pour que l’innovation bénéficie à chaque enfant, nous devons être plus innovants– en repensant la manière dont nous faisons émerger et alimentons de nouvelles idées pour régler les problèmes les plus anciens, a affirmé Anthony Lake. Les meilleures solutions aux défis les plus ardus ne viendront pas exclusivement « d’en haut » ou « d’en bas », ni d’un groupe de pays vers un autre. Elles viendront de nouveaux réseaux de solution des problèmes et de communautés d’innovation traversant les frontières et les secteurs pour atteindre ceux qui sont les plus difficiles à atteindre – et elles viendront des jeunes, des adolescents et des enfants eux-mêmes. »

    L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Convention relative aux droits de l’enfant en 1989. Depuis, d’importants progrès ont été réalisés pour faire avancer les droits de l’enfant – avec notamment une réduction considérable du nombre de décès d’enfants avant l’âge de cinq ans et un accès accru à l’éducation et à l’eau salubre. 

    Néanmoins, les droits de millions d’enfants sont violés chaque jour, les 20 % d’enfants les plus démunis du monde courent deux fois plus de risques que les 25 % les plus riches de mourir avant leur cinquième anniversaire, près d’un enfant sur quatre dans les pays les moins avancés travaille, et des millions d’enfants sont régulièrement victimes de discrimination, de violences physiques et sexuelles, de maltraitance et de négligence.
    Le dernier rapport phare de l’UNICEF affirme que des innovations telles que les sels de réhydratation orale ou les aliments thérapeutiques prêts à l’emploi ont permis des changements radicaux dans la vie de millions d’enfants au cours des 25 dernières années – et qu’il est impératif de disposer de davantage de produits, processus et partenariats innovants pour faire respecter les droits des enfants les plus difficiles à atteindre. Ce rapport entièrement numérique présente un contenu multimédia et interactif invitant les lecteurs à partager leurs propres idées et innovations, et met en avant des innovations remarquables issues d’un large éventail de pays qui améliorent déjà les conditions de vie dans des pays du monde entier, notamment :
    ·        Solar Ear (« Oreille solaire »), le premier chargeur de batterie rechargeable pour appareil auditif dans le monde, développé pour répondre aux besoins de communautés sans accès permanent à l’électricité; il peut être chargé grâce à l’énergie solaire, aux lumières domestiques, ou à un téléphone portable. (Tendekayi Katsiga, Deaftronics, Botswana / Zimbabwe)
    ·        La prise en charge par la communauté de la malnutrition aiguë, un modèle de soins qui s’éloigne du modèle traditionnel, coûteux et à faible couverture des centres d’alimentation thérapeutique gérés par les organismes d’aide, permet de traiter les personnes chez elles avec l’appui de centres de consultation locaux et en utilisant des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi. (Steve Collins, co-fondateur et Directeur de VALID Nutrition)
    ·        De nouvelles manières d’impliquer les jeunes Libériens en pleine crise Ebola via U-report, un système développé avec les jeunes et via les téléphones portables, qui permet d’étudier quels sont les problèmes les plus importants pour eux.(UNICEF, Libéria)
    ·        Les écoles flottantes qui permettent un accès à l’éducation toute l’année aux enfants vivant dans des régions exposées aux inondations au Bangladesh. (Mohammed Rezwan, Directeur général fondateur de l’ONG Shidhulai Swanirvar Sangstha)
    ·        Vibrasor, un appareil inventé par deux adolescentes en Colombie, pour aider les personnes atteintes de troubles auditifs à se déplacer en sécurité en milieu urbain à forte fréquentation. (Isamar Cartagena, Katherine Fernandez)
    ·        Afin de trouver une nouvelle solution pour aider ceux qui n’ont pas d’accès régulier à l’électricité au Nigeria, quatre adolescentes ont inventé un générateur alimenté par l’urine. (Nigeria)
     
     
    « Il y a tellement de jeunes inventeurs sur la planète – même dans les endroits les plus reculés – désireux de changer le monde pour les enfants, » affirme Bisman Deu, 16 ans, de Chantigarh, en Inde, dont l’invention, un matériau de construction fait à partir de déchets de riz, figure dans le rapport de l’UNICEF.
    « Chaque pays a des problèmes différents, précise la jeune fille,  et chaque personne a des solutions différentes. Nous devons tirer des leçons de nos expériences mutuelles, nous rassembler pour former une communauté mondiale d’innovation et continuer de trouver des idées capables de faire véritablement changer les choses. »
    L’UNICEF a donné la priorité à l’innovation dans son réseau de plus de 190 pays, en mettant en place des centres dans le monde, notamment en Afghanistan, au Chili, au Kosovo, en Ouganda et en Zambie pour favoriser de nouvelles manières de penser, de travailler et de collaborer avec des partenaires et de promouvoir les talents locaux.