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Jeunesse du Niger

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vendredi 29 avril 2016

Yali 2016: Daouda

En cette matinée de vendredi, nous vous invitons à découvrir le profil du monsieur le plus dynamique du groupe. Son engagement pour l'épanouissement de la jeunesse n'est plus à prouver. Il été élu meilleur startup de l'année par TOTAL. Lui c'est Daouda Hamadou
Daouda Hamadou Lauréat de la 1ère édition du Challenge TOTAL Niger Startupper de l'Année 2016 avec son application mobile "Guida" pour la recherche de logements, Daouda HAMADOU est un jeune entrepreneur très passionné.
Diplômé en Informatique Industrielle de l’Ecole des Mines de l’Industrie et de la Géologie de Niamey (EMIG) depuis 2004 et comptant près de 10 années d'expérience professionnelle dont 6 années passés chez AREVA en tant qu’ IT Manager jusqu'en 2014 où il décida de quitter son emploi pour se lancer dans l'entrepreneuriat.
Il a ainsi fondé en 2014 sa propre entreprise, NOVATECH, incubée au CIMPEN et offrant des services numériques en Serveurs & Réseaux Informatiques, Développement d’Applications Web & Mobiles, Consultation et Formation en TIC.
Très engagé, Daouda est impliqué dans les questions qui touchent la jeunesse nigérienne, en particulier dans les domaines de l'Entrepreneuriat et du Leadership. C'est ainsi qu'il est très actif dans des communautés telles que la Lean Startup SAMARIA, Give1Project Niger, la Fada Tech, et le Google Developper Group de Niamey où il forme et encadre de nombreux jeunes dans le domaine du Leadership, de la Technologie et de l’Entrepreneuriat. Pour lui, le Leadership, la Technologie et l'Entrepreneuriat sont des secteurs clés pour le développement du Niger à travers la Jeunesse et a l'intention de s’impliquer d’avantage à travers ses activités entrepreneuriales et bénévoles.
L'un de ses grands projets, après le YALI, est de créer un grand Fablab où les jeunes apprendront l'innovation pour le développement.
Il passera six semaines à Dartmouth College à Hanover, dans le New Hampshire dans le programme Business and Entreprneurship du YALI.

Yali 2016: Samy

L'habit ne fait pas le moine mais c'est par l'habit qu'on reconnait le moine. Les représentants du Niger au YALI 2016 ont la chance d'avoir une entrepreneure dans la mode et le textile. Elle c'est Samira Ben Ousmane plus connue sous le nom Samy Ben Ousmane.
Samira Ousmane M. est une jeune entrepreneure dans la mode et le textile. Initialement diplômée d’une licence en Airline management obtenue à Accra au Ghana, elle travailla en tant qu’agent commercial a Air France puis responsable commerciale chez Niger Air Cargo jusqu’en 2013 avant de se tourner vers la mode, sa passion d’enfance. Elle ouvre alors sa maison de couture en 2013 et fut sollicitée pour participer au défilé panafricain du Festival International de la Mode en Afrique (FIMA) quelques mois plus tard grâce à sa première collection de robes de soirée. Styliste autodidacte, elle participera ensuite à plusieurs défilés de mode au Niger et dans la sous-région. En Septembre 2015 elle fut sélectionnée par le comité de présélection du FIMA à Paris pour représenter le Niger au concours jeunes stylistes du même festival. Passionnée et déterminée, elle fait la promotion de la culture africaine à travers ses créations modernes et colorées et voudrait développer le secteur du textile au Niger avec des matières premières nigériennes.
Samira est aussi passionnée par le développement de la femme, elle est co-fondatrice et directrice du premier magazine de la femme nigérienne appelée LaNigerienne Mag et créa une association nommée SmartLadies pour développer l’entreprenariat féminin au Niger, promouvoir la femme chef d’entreprise et accompagner les jeunes filles dans leur scolarisation. A travers plusieurs projets, elle voudrait amener les femmes nigeriennes à entreprendre et à atteindre leur indépendance financière.
Samira suivra une formation de six semaines en Business et Entreprenariat à l’université de Texas a Austin.

mercredi 27 avril 2016

YALI 2016: Aicha

Nous sommes particulièrement fiers de vous annoncer que parmi les représentants du Niger au YALI 2016, nous avons aussi une réalisatrice. Profil rare au Niger et c'est pour cela que nous vous invitons à encourager Macky Kidy Aicha. Son dernier film "L'arbre sans fruit" a reçu plusieurs distinctions aussi bien sur le plan national qu'international.

Macky Kidy Aicha est titulaire d’une maîtrise ensociologie à l'Université Abdou Moumouni de Niamey. Elle débute sa carrière de cinéaste au Forum Africain De film Documentaire de Niamey.
Après l'obtention de son master II en Réalisation Documentaire de création à L'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal, le cinéma devient son activité
Pour mieux partager son expérience, elle enseigne les étudiants du Master I Réalisation documentaire à l'Institut de Formation en Technique de l'Information et de la Communication IFTIC.
Elle est volontaire au PDEVII/ USAID où elle forme des étudiants en technique de facilitation de cinéma mobile pour une communication sociale en faveur de la paix.
Aicha participera à un programme de six semaines en leadership civic à l'Université Wagner à New York.

YALI 2016: Rabia

Vous avez certainement entendu parlé de la plateforme NIGERELECTIONS2016 lors des derniers scrutins. Le saviez-vous ? Toute la plateforme a été développé par une experte de code au nom de Rabia Moussa Découvrez la geek du groupe des YALI2016

Ingénieure en informatique et jeune entrepreneure, Rabiatou HAROUNA MOUSSA décide en Novembre 2014 de revenir vivre dans son cher pays d’origine, le Niger, dans l’optique de mettre ses compétences au service de ce dernier. Elle est chef projet de SAADUWA (plateforme de communication basée sur SMS pour la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance) en parallèle de sa fonction d’Ingénieur Billing/Mediation chez Orange. Elle a également développé un site de monitoring pour les élections 2016 au Niger. Passionnée de technologie et du monde des affaires depuis son enfance , Rabiatou est en train de mettre sur pied une startup de gestion de données et d’informatique décisionnelle et envisage de réaliser de nombreux projets mettant la technologie au service du développement. Raison pour laquelle, elle a opté pour Business & Entrepreneurship. Cette femme déterminée est très disposée à relever de nouveaux défis et cherche à être le changement qu'elle veut voir au Niger .

YALI 2016: Amadou

Amadou BOUKAR a obtenu un Master en Droit & Institutions, spécialité droit de l’entreprise en 2007. Depuis, il a travaillé dans le domaine des ressources humaines pendant 6 ans chez ADM VALUE au Maroc. Nanti de cette expérience, il décida de rentrer au Niger où il fût consultant juridique et fiscal en cabinet avant de rejoindre un service du Cabinet du Premier Ministre comme expert-assistant en environnement des affaires. Sa mission principale s’articule sur la formulation des politiques publiques en matière d’environnement des affaires et du développement du secteur privé. Dans le domaine associatif, il est co-fondateur et Vice-Président du ‘‘Collectif ZZ’’ qui a pour objectif de faire du ‘‘business social’’ à travers le temps au Niger et en Afrique. A travers ce collectif, il organise des Fadas au Niger afin de mener des discussions sur des sujets de l’entreprenariat et par la même occasion crée un réseau dynamique nommé ‘‘Alumni’’ entre des jeunes promoteurs nigériens, des avocats, et autres spécialistes du secteur privé. Amadou participera à un programme de six semaines en gestion publique à l'Université Georgia State à Atlanta, en Géorgie.

YALI 2016: Bachir

Issoufa Bachir Bounou a plus de quatre (4) ans d'expérience de travail dans les instituts de recherche et les ONGs. Issoufa est actuellement le chargé de recherche-développement de l’ONG-Comité d’Appui au Développement Local (CADEL). Les domaines d'expertise de Issoufa concernent l'amélioration de la production agricole à travers la gestion intégrée de la fertilité du sol et la vulgarisation des technologies agricoles. Par le biais de deux (2) projets qu'il gère à l’ONG-CADEL, Issoufa a intégré un nombre important de femmes dans l'agro-business pour maintenir leur bien-être familial et accroitre leur résilience au changement climatique. Issoufa est Ingénieur Agro-environnementaliste de l’Université Abdou Moumouni/Niger. Il a récemment décroché un Doctorat en Sciences du Sol de l'Université Kwame Nkrumah des Sciences et Technologies/Ghana. A la fin de la formation Mandela Washington Fellowship 2016, Issoufa prévoit d’intensifier ses activités de recherche et de diffusion de technologies agricoles pour améliorer la sécurité alimentaire de sa communauté

YALI 2016: Houssein

Lui c'est Houssein, plus connu sous le pseudo Houssein Abil. Diplômé en commerce international avec une spécialisation en marketing, Housseini est le gestionnaire de communauté de CIPMEN, le premier incubateur d'entreprises au Niger qui vise à lancer des startups réussies et de construire un écosystème dynamique qui soutient les entrepreneurs. Hous est aussi un blogueur, spécialiste des médias sociaux qui a 5 ans d'expérience dans l'entreprenariat. Très dynamique, avec un bon sens de leadership, il est actuellement impliqué dans plusieurs associations telles que Give1Project, FadaTech ... Dans le cadre de cet engagement, il contribue à soutenir d'autres jeunes sur l'entreprenariat et à renforcer leurs capacités. Il est parmi ces jeunes qui n’hésitent pas à mettre leurs compétences et leurs connaissances au service de leur communauté. Son ambition est d'inspirer et de créer une communauté de jeunes entrepreneurs sociaux afin de rompre avec les ambitions individuelles.
Dans le cadre du YALI 2016, il fera l'université d'ARIZONA dans le track de Public Management.
Pour plus d’infos visiter son blog sur www.ahousseini.com

jeudi 7 avril 2016

Campagne sur les changements climatiques



Les Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) & le Réseau de la Jeunesse Nigérienne contre les Changements Climatiques (RJNCC) avec l’appui de l’Ambassade de France à travers le Fonds d’Appui aux Sociétés Civiles du Sud(FASCS) ont lancé le projet « Campagne de Plaidoyer et de Mobilisation sur les Changements Climatiques (CPMCC) au Niger. L’objectif principal de ce projet est de Mobiliser toutes les parties prenantes sur les enjeux liés aux changements climatiques et la promotion du Développement Durable dans notre pays.


Formation des artistes sur les changements climatiques

Les premières activités de ce projet ont concerné les artistes musiciens nigériens. Il s’agit de Filo, ‘la Diva’,  Kal et le groupe de Rap Processus Verbal ‘PV’. Ces derniers ont à l’issue d’un atelier de formation sur les changements climatiques et le développement durable ainsi que de plusieurs répétions, enregistrées une chanson sur le changement climatique « Tchangi Yanayi ». Le clip de la dite chanson est en cours de réalisation et sera bientôt disponible sur internet et dans les medias nigériens.
Séance de Repetion au CFPM-Taya

Merci à ces artistes désormais ambassadeurs du climat pour leurs engagements. 

 Le climat change et toi ?


lundi 21 mars 2016

La femme de la semaine : Balkissa Chaibou, la Nigérienne qui a dit "non" au mariage forcé

A 12 ans, Balkissa Chaibou a été promise en mariage à l’un de ses cousins. Mais amoureuse des études et rêvant de devenir médecin, elle a décidé de se battre pour ses droits fondamentaux. Ainsi, elle a choisi de refuser cette union. Un parcours incroyable et rare au Niger.
Dans de nombreux pays du continent africain, les mariages précoces et forcés sont monnaie courante. C’est notamment le cas auNiger où d’après des chiffres de l'UNICEF datant de 2013, près de 36% de jeunes filles sont mariées à 15 ans et 75% à 18 ans. Malgré tout, il existe des résistantes comme Balkissa Chaibou. Alors qu’elle n’avait que 12 ans, elle a appris qu’elle avait été promise à un cousin venant du Nigeria. Un destin tout tracé qui l’aurait empêché de réaliser son rêve : devenir médecin. Elle a donc décidé de se battre de toutes ses forces quitte à aller devant la justice. Une histoire qu’elle a racontée à la BBC dans un puissant témoignage.

« Je suis rentrée de l’école vers 18 heures et ma mère m’a appelée. Elle a levé le doigt vers un groupe de visiteurs et a dit de l’un d’entre eux, "C’est celui qui va t’épouser". Je pensais qu’elle plaisantait. Elle a ajouté, "Vas défaire tes tresses et te laver les mains". C’est à ce moment-là que j’ai compris qu’elle était sérieuse », a expliqué Balkissa Chaibou avant de poursuivre : « Quand j’étais petite, je rêvais de devenir docteur. Prendre soin des gens, porter une blouse. Aider les gens »Quelque chose que son union aurait rendu impossible«Ils m’ont dit que si je l’épousais je ne pourrais plus étudier. Mais c’est ma passion. J’aime vraiment cela. C’est là que j’ai réalisé que ma relation avec lui ne marcherait pas », a-t-elle expliqué.
Si elle a continué à travailler dur à l’école, lorsqu’elle a eu 16 ans, des valises et une tenue de mariée sont arrivées : « J’ai ressenti beaucoup de peine, ça m’a brisé le cœur. Je voyais que je luttais pour me réaliser et ces gens seraient un obstacle à mon évolution ». A partir de là, elle a décidé de tout faire pour échapper à cette situation. Et bien que sa mère ait compris le désir de sa fille, en tant que femme, elle n’avait pas le statut pour l’aider. Balkissa Chaibou a ensuite essayé de passer un marché avec son père : elle épouserait son cousin et ne le verrait que pendant les vacances jusqu’à ce qu’elle obtienne son baccalauréat. Malheureusement, cela n’a pas fonctionné. En effet, son père n’a pas osé aller à l’encontre de la décision de son frère ainé, père du marié, car traditionnellement chez les Touaregs (ethnie de Balkissa Chaibou) l’enfant le plus âgé détient le pouvoir de décision sur ses cadets. En désespoir de cause,Balkissa a demandé de l’aide au principal de son lycée Moumouni Harouna. Ce dernier l’a orienté vers une ONG, la Centre for Judicial Assistance and Civic Action, qui a engagé des actions judiciaires contre son père et son oncle. Devant le tribunal, son oncle a affirmé qu’elle mentait et que tout était un malentendu. L’affaire a donc été classée. Mais lorsqu’elle est rentrée chez elle, il a menacé de la tuer. Malgré tout, avec le risque de la prison, il est reparti au Nigeria et la jeune femme a pu aller à l’université.
Une action qui a tout changé
Grâce à sa persévérance, Balkissa Chaibou a réussi à faire changer l’opinion de ses parents sur les mariages forcés : « Nous en avons fini. Nous en avons peur. Quand une fille grandit, elle peut choisir son mari. Nous ne pouvons pas ». Aujourd’hui âgée de 19 ans, elle a décidé de continuer à se battre contre ce genre d’unions. Pour cela, elle visite des écoles et s’entretient avec les chefs tribaux pour discuter de cette problématique. « C’est l’effet papillon. Une fille dit non et les autres s’attroupent et demandent, "Pourquoi tu as dit non ?" », a expliqué la jeune femme à un groupe de jeunes filles avant de poursuivre : « Je ne dis pas qu’il ne faut pas se marier. Mais il faut choisir le bon moment. Le conseil que j’ai pour vous est de vous battre. Je sais qu’étudier n’est pas facile mais vous devez vous forcer car ces études sont votre seul espoir ». Aujourd’hui, elle est en école de médecine et se rapproche de son rêve.
Si ces mariages forcés continuent dans les pays comme le Niger, c’est en partie pour des raisons économiques. Comme l’a expliqué à la BBC Monique Clesca, représentante des Fonds des Nations unies pour la population dans le pays, les femmes ont beaucoup d’enfants et les marier permet d’avoir une bouche en moins à nourrir. L’autre raison pour laquelle ces unions perdurent est la croyance qu’ils permettront d’éviter les grossesses hors des liens du mariage. Espérons que le parcours de Balkissa Chaibou aidera à faire bouger les choses.