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Jeunesse du Niger

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lundi 15 décembre 2014

Moutari Kalala





Originaire d’Arlit, Amadou Tidjani Moutari alias Kalala fait partie de la génération montante du football nigérien. A 20 ans, Kalala a déjà à son actif plusieurs buts en équipe nationale. Sociétaire de l’ancien club de Samuel Eto’o, Kalala a conquis les supporteurs de Anzhi Makachkala.
 
 
 
 
 
 
Parlez-nous de vos débuts en football.

J’ai commencé à jouer au football à l’âge de 12 ans. Avant, je jouais avec mes amis dans le désert où j’ai vécu. En fait, nous jouons avec une chose pouvant être appelée à peine une balle. Nous faisons usage de tout matériel à portée de main, en essayant de lui donner une forme de la balle.

Ensuite, j’ai intégré un centre de formation appelé Aïr Football académie à Arlit sous la conduite de Frédéric Acosta. Dans ce centre, j’ai eu la chance d’avoir une très bonne formation avec un entraîneur rigoureux et passionné.
Comment avez-vous intégré l’équipe nationale ?

J’ai intégré l’équipe nationale A en 2011 au début des préparations pour la CAN 2012. J’étais le plus jeune de l’équipe, tous les anciens m’ont bien accueilli et ont facilité mon intégration dans l’équipe.
Votre aventure avec le MENA en 2012 a failli être gâchée par votre fracture lors de la première CAN face au Gabon. Comment avez-vous vécu cette situation ?

Oui ce fut un coup dur pour moi. Jouer la CAN, c’est le rêve de tout jeune africain. Moi j’ai eu la chance de voir mon rêve se réaliser, mais qui se termine malheureusement au bout de 3 minutes par une blessure. Après je me suis dit qu’il y aura certainement une autre opportunité de jouer d’autres CAN.
Le Mena a participé à deux CAN, selon vous pourquoi le Niger n’a-t-il pas brillé à ces compétitions ?

Avant même d’aller à la première CAN, l’objectif était clair, c’est aller apprendre. Pour la seconde, on voulait faire mieux que notre première participation. C’est normal que le peuple demande beaucoup et on est conscient de cela. C’est à nous de continuer à travailler et mouiller le maillot pour faire plaisir à tout le peuple nigérien.
Devrons-nous continuer à croire au football nigérien ?

Oui Bien sûr. Le football nigérien est sur une bonne dynamique et en plus on a énormément de talents. C’est de continuer à travailler, avec le temps on arrivera à satisfaire les attentes de tout un peuple.
Parlez-nous de votre carière internationale ?


J’avais 17 ans quand je suis parti pour la France. Je l’avoue, ça n’a pas été facile surtout que j’étais arrivé avec une blessure. Il y a des moments où je rentre à la maison déprimé avec des larmes aux yeux. Ma chance aussi, c’était d’avoir des gens à mes côtés qui réussissaient à me remonter le moral, aujourd’hui je ne peux que les remercier. Par Après j’ai commencé à me retrouver petit à petit. Toutes ces épreuves m’ont rendu encore plus fort mentalement et je n’ai jamais lâché. Ce sont ces genres de situations qui te font grandir.
Aujourd’hui vous êtes engagé avec Anzhi, parlez-nous de cette nouvelle aventure.

Je viens de m’engager pour 4 saisons avec Anzhi Makachkala. C’était mon ancien coach en Ukraine qui m’a fait venir. Je savais que l’équipe est forte. Car je la suivais depuis l’époque où les joueurs classés mondialement l’ont rejoint (Diarra, Eto’o, Traoré, Roberto Carlos). Maintenant, je suis heureux d’être une partie de ce grand club. Mon objectif c’est d’avoir énormément de temps de jeu, continuer a travaillé pour franchir un palier et apporter un plus au MENA national.
Comment envisagez-vous la suite de votre carrière ?

Maintenant, c’est de tout donner pour franchir un palier. Mon rêve c’est de jouer dans un grand championnat d’Europe et la ligue des champions. Cependant, je demeure conscient que tout cela passe par le travail et la chance.
Qu’est-ce que ça vous fait d’être l’un des rares footballeurs nigérien à jouer à l’extérieur?

On essaye à chaque fois de donner une meilleure image de nous et de notre pays pour pouvoir attirer des recruteurs chez nous. Malgré tout cela, je garde la tête sur les épaules.
Beaucoup de jeunes vous prennent déjà comme modèle, comment gérez-vous cette responsabilité et quel conseil leur donneriez-vous ?

Oui cela fait énormément plaisir de voir les jeunes me prendre déjà comme idole. Pour moi, ce n’est pas une pression, mais une motivation d’aller encore plus haut. Dans le football même si tu as le talent, il faut beaucoup travailler et être discipliné tout en restant toujours à l’écoute de tes encadreurs. C’est comme cela que tu grandi. c’est pour vous mes petits frère ( rires).

Première rencontre des mentors et des Facilitateur Communautaire de la région de Tahoua



 

Cette rencontre qui a vu la participation de Madame Nora Legean de l'UNFPA Ny et Monsieur Manirou, superviseur de l'ONG LAFIA MATASSA en présence du représentant de l'UNFPA bureau Tahoua Docteur Hanikoye a pour but d’echanger avec les nouveaux mentors et Facilitateur Communautaire de la région de Tahoua.

Leur mission, dispenser 31 session de formation à l’intention des jeunes filles de 10à 19 sur les compétences de vie courante, les capacités financières, la santé et l'hygiène, et enfin la santé sexuelle et reproductive. Les localités concernés sont le Département de Tahoua(Tébaram,toudouni Farfarou, guidan Meli), la Commune de Bambaye (bambaye,moulela,Mogheur), la ville de Tahoua ( ARC1 et ARC2) Bagaroua et Adoua,Birnin Nkonni,tajaé1,tajaé2,Faska,Madaoua,Tassara,Egawen,Tarisadat,Kao,Idouk,Inadougoum,Amokey et Tchinta

Notons par ailleurs que ce programme est financé par UNFPA et exécuté par l'ONG LAFIA MATASSA.

vendredi 12 décembre 2014

IDI SARKI

Parler de Idi Sarki, c’est parler d’un poids lourd de la musique moderne nigérienne. De son vrai nom, Ibrahim Adamou, Idi Sarki a fait ses débuts dans le groupe de rap Djoro G en compagnie de « Kamikaz » et « Moc Ice ». Aujourd’hui, il évolue en carrière solo avec à son actif deux albums.


Le groupe Joro G a connu un grand succès, pourquoi mettre fin à une telle aventure ?

Djoro G a été une de mes plus belles aventures dont on gardera toujours des souvenirs inoubliables. Après le départ de « Kamikaz » du groupe, « Moc Ice » et moi avions continué et sortie même le 2ème album de Djoro G. Un an plus tard, « Moc Ice » pour des raisons professionnelles, s’est trouvé obligé de raccrocher. C’est à partir de ce moment qu’a débutée ma carrière solo.
Apres ces années de carrière en mode solo, quel bilan dressez-vous ?

Pour celui qui est habitué à chanter en groupe, chanter en solo n’est pas chose aisée. Mais avec le temps, je me suis habitué. Le bilan, je pense qu’il est largement positif. Avec deux albums, je participe à pas mal de festivals internationaux, des tournées nationales pour ne citer que ceux-là.
Vous êtes plus connu dans le domaine des chansons du « love » à l’exemple du tube « MAN NI GO ? » (Où est tu ?), pourquoi un tel choix ?

Oui c’est vrai que le public ma plus connu avec ce son, Pourtant, l’album comportait 11titres à travers lesquels je parlais de beaucoup de choses comme les difficultés que rencontrent les jeunes, la scolarisation de la jeune fille. Cela est dû au fait que ces couches sont les plus vulnérable. Seulement, les medias ont plus fais la promo de « MAN NI GO ? ».

Je m’inspire du quotidien. Ce qui se passe dans ma société, ce dont le peuple a envie de parler. On le dit à travers nos chansons, c’est pour cela qu’un adage dit que « l’artiste est la voix des sans voix ».
Vous arrivez à chanter dans plusieurs langues locales à la fois, pourquoi un tel mixage ?

Je ne choisis pas les langues que je chante. Je parle aussi bien le haoussa que le djerma. Donc quand je chante, j’essaie de voir laquelle des langues est la mieux adaptée. Chanter en langue locale pour moi, c’est promouvoir notre identité,garder ses racines, ne pas oublier d’où l’on vient. C’est aussi nous faire entendre pratiquement par tous, et le message passera mieux.
2014 est marquée par votre retour en force avec des vidéos d’envergure internationale. Est-ce un message que vous avez voulu passer ? A quoi nous attendre dans les prochains jours ?

Ce retour en force, c’est le retour en force de la musique nigérienne toute entière, pas celui de Idi Sarki seulement. Après plusieurs années de musique, je me suis dit qu’il faut à présent se faire connaitre au niveau international. Longtemps on nous a reproché de faire des vidéos amateurs, nous rendant pratiquement invisibles sur les grandes chaines de télévisions. Le message est clair : l’international, le Niger est là !

Il est grand temps de montrer une nouvelle face de la musique nigérienne avec des clips de niveau international. Il faut s’attendre à du lourd !
La chanson nourrit-elle son homme au Niger ? Faites-vous un autre métier en dehors de la musique ?

La musique peut nourrir son homme si tu la prends au sérieux comme tout autre boulot d’ailleurs. Pourl’instant,il n y a que ça que je fais comme boulot et je suis fière de le faire.
Le Hip Hop à vos début et le Hip Hop de maintenant, y a –t-il eu une évolution ?

Ce n’est plus la même motivation encore moins les mêmes convictions. A nos débuts, on bossait dur. Aujourd’hui, toutes les conditions sont réunies pour que les jeunes fassent de belles choses. Mais triste est de constater qu’ils ne bossent pas. Et si le Hip Hop nigérien peine à s’exporter, c’est d’abord pour manque de travail comme je l’ai dit auparavant. A cela s’ajoutent les autorités, la population et la diaspora qui ne mettent pas leur apport. En général, la musique au Niger est une affaire de l’artiste seulement.
Pour finir, Si vous devriez vous adressez à la jeunesse, que leur diriez-vous ?

Mon message aux jeunes, c’est de se dire que la jeunesse représente le fer de lance de toute une nation sans laquelle aucun développement digne de ce nom n’est possible. Donc, toi jeune qui me lis présentement,sois conscient de ta responsabilité et l’avenir t’appartiendra.

Cérémonie de lancement du manuel pour l'intégration des droits de l'enfant dans la coopération au développement : Le contenu et les enjeux du manuel sur les problématiques des droits de l'enfant au cœur du développement

                           


    La table de séance lors du lancement
    La table de séance lors du lancement

    La ministre de la Population, de la Protection de la Femme et de la Protection de l'Enfant, Dr Maikibi Kadidiatou Dandobi, a présidé ce jeudi, dans la salle de réunions du Grand Hôtel de Niamey, la cérémonie de lancement du manuel pour l'intégration des droits de l'enfant dans la coopération au développement.
    Ce manuel se présente comme une boite d'outil pour les droits des enfants au Niger. Il permettra à l'Etat, aux Partenaires Techniques et Financiers, ainsi que tous les acteurs intervenant dans le domaine de l'enfance et des droits humains d'une manière générale, de considérer la problématique de la protection de l'enfant dans les programmes du développement.
    A cette cérémonie de lancement, on notait la présence de l'ambassadeur, chef de Délégation de l'Union Européenne au Niger, SE. Raul MATEUS PAULA, de la représentante résident de l'UNICEF au Niger et des représentants du Corps Diplomatique.
    La cérémonie a enregistré également la participation des organisations nationales et internationales, des Partenaires Techniques et Financiers, ainsi que de plusieurs acteurs intervenant dans ce domaine.


    Dans son discours de lancement du manuel, la ministre de la Population, de la Protection de la Femme et de la Protection de l'Enfant, Dr Maikibi Kadidiatou Dandobi, a rendu hommage à l'Unicef et à l'Union Européenne pour leur initiative conjointe d'élaborer ce guide pratique pour intégrer les droits de l'enfant dans la coopération au développement. Elle a souligné que cet outil devrait permettre à tous les acteurs du développement de réaffirmer leur engagement à mettre en œuvre cette convention, et à les aider à identifier de nouvelles stratégies et interventions pour parvenir à la réalisation des droits et au bien-être de tous les enfants.
    En effet, ce guide pratique nous rappelle, à juste titre, que les enfants sont au cœur du développement humain et qu'ils doivent être notre principale priorité et les premiers bénéficiaires de nos ressources.
    L'élaboration de ce guide par les partenaires au développement témoigne, si besoin est, de leur engagement d'accorder une place importante sur toutes les questions qui concernent les enfants. Les enfants, du fait de leur vulnérabilité et de leur potentiel pour l'avenir d'un pays, interpellent toujours fortement les acteurs du développement.
    Parlant de ce document, la ministre de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant a indiqué que ce guide rappelle les principaux concepts et principes relatifs aux droits de l'enfant, et les engagements internationaux en faveur des droits de l'enfant. Il fournit également des orientations et des outils pratiques pour les mettre en application dans les lois, les budgets et les politiques nationales, et ce, quel que soit le secteur concerné. Parlant aussi de l'atteinte des engagements formulés dans la Convention relative aux droits de l'enfant, Dr Maikibi Kadidiatou Dandobi a souligné que c'est ensemble, et grâce à des partenariats de grande envergure, que les promesses formulées dans cette Convention deviendront réalité.
    Pour sa part, SE. Raul Mateus Paula, ambassadeur, chef de la Délégation de l'Union Européenne, a rappelé à l'assistance que cette activité vient un jour seulement après la célébration de la Journée Mondiale des Droits de l'Homme, suite à laquelle il a été organisé une journée d'information pour la société civile nigérienne relative à l'Appel à Propositions de l'Instrument Européen pour la Démocratie et les Droits de l'Homme (IEDDH) que la Délégation de l'Union Européenne a lancé au Niger. Cela est la preuve de l'attention toute particulière que la Délégation de l'Union Européenne porte sur la promotion des droits de l'Homme en général, et des droits des enfants en particulier au Niger.
    Pour SE. Raul Mateus Paula a indiqué que point n'est besoin de rappeler que les enfants constituent le groupe le plus fragile des couches vulnérables de toute société, et qu'ils requièrent une attention et une protection particulières, surtout dans un pays comme le Niger, où ils représentent un pourcentage très important de la population. Il a souligné par la suite que ce Manuel sur les Droits de l'Enfant, objet de cette cérémonie officielle au Niger, sert à donner aux enfants la voix publique qu'ils n'ont pas. Il sert à attirer l'attention du grand nombre sur la place que mérite d'occuper le bien-être des enfants dans nos obligations personnelles et collectives, nos responsabilités institutionnelles et sociales. Il sert aussi à indiquer comment soutenir les Droits des Enfants, non seulement dans les secteurs et programmes qui les visent traditionnellement en tant qu'entité, à travers l'Education par exemple, mais aussi par les interventions de la coopération au développement dans tous les domaines.
    Il a fait remarquer que ce Manuel s'intéresse à la manière dont les principaux acteurs peuvent protéger les Droits de l'Enfant dans des domaines aussi variés que les infrastructures, la gouvernance ou l'appui budgétaire. ''Les Droits de l'Enfant ont toujours occupé une place particulière dans la politique extérieure de l'UE qui s'est dotée, depuis 2011, d'un "Programme pour les Droits de l'Enfant" qui vise à renforcer les engagements en matière de promotion, de protection et de réalisation des Droits de l'Enfant dans l'ensemble des politiques et actions de l'UE, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur des Etats membres'', a-t-il poursuivi.
    Au terme de son discours, il a réaffirmé l'engagement de son institution et de l'UNICEF à soutenir le Niger dans cette politique. Ainsi, il a indiqué qu'à travers ce Manuel, l'Union Européenne et I'UNICEF offrent une ressource privilégiée qui permettra de garantir la prise en compte des droits de l'enfant par l'ensemble des acteurs du développement, ''afin qu'ensemble, nous continuons à soutenir ceux qui en ont le plus besoin, notamment les Femmes et les hommes de demain''.

    Ali Maman

    66ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme : ''Les droits de l'Homme 365 jours'', thème de la Journée internationale de droits de l'Homme

                                      

      Lors de la rencontre Lors de la rencontre
      La communauté internationale a célébré, aujourd'hui 10 décembre, la 66ème journée internationale des droits de l'Homme sous le thème ''les droits de l'Homme 365 jours''. C'est en effet, le 10 décembre 1948, soit trois ans après la fin de la seconde guerre mondiale, que la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme a été élaborée et adoptée par les Nations Libres du monde réunies au sein de l'assemblée générale des Nations Unies. Les Nations Unies ont décidé de donner une plus grande dimension aux questions des droits de l'Homme.
      Signataire de ladite déclaration, le Niger s'est joint à la communauté internationale pour fêter l'anniversaire de cette déclaration. La cérémonie inaugurale des festivités de la commémoration organisée par la chancellerie s'est déroulée à l'académie des arts martiaux de Niamey sous la présidence du ministre de l'Emploi, du Travail et de la Sécurité Sociale, M. Salissou Ada, assurant l'intérim de son homologue de la Justice, Garde des Sceaux. Il y avait notamment le coordonateur du Système des Nations Unies a .i M. Assimawè Pana, des membres du cabinet du ministre et des responsables de la commission Nationale des Droits Humains.
      Devant des centaines de jeunes mobilisés à l'académie des arts martiaux, le ministre Salissou Ada a souligné que la DUDH est un texte historique important qui stipule en son article 1er que ''tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits''.
      La journée internationale célébrée le 10 décembre de chaque année vise à réaffirmer la primauté des droits dans la vie de l'Homme. Cette occasion est aussi saisie par la communauté internationale pour plaider afin que chaque être humain puisse exercer et jouir pleinement de ses droits où qu'il soit et quel qu'il soit, sans aucune discrimination. Le choix du thème de cette année, ''Droits de l'Homme 365 jours'' en dit long sur la volonté des Nations Unies et la marche irréversible de la communauté internationale vers l'affirmation de la dignité humaine.

      Le ministre a précisé que ce slogan implique que chaque jour de l'année est une journée des droits de l'Homme. Donc, a-t-il dit, le thème retenu pour ce 66ème anniversaire de la DUDH souligne que chaque jour est une journée au cours de laquelle tous les êtres humains doivent être traités avec dignité et égalité, que les droits de l'Homme font partie du vécu de l'Homme, de son quotidien, et qu' ils sont inhérents à la personne humaine. Affirmant que les droits sont la ''quintessence des valeurs par lesquelles nous affirmons ensemble que nous appartenons à une même famille, la communauté humaine'', le ministre Salissou Ada a expliqué que les droits ne sont spécifiques ni à un pays, ni à une culture, et ne sont propres ni à une époque, ni à un groupe social. Les droits sont donc universels et inaliénables de toutes les personnes, toute leur vie.
      Le ministre de la justice a.i a rappelé qu'au Niger, les droits de l'Homme se sont renforcés au cours des dernières années par des réformes substantielles sur le plan normatif et institutionnel. Cela relève des efforts sans cesse croissants déployés par le gouvernement en matière de promotion des droits de l'Homme tant au niveau civil, politique, économique, social que culturel. M. Salissou Ada a évoqué la dépénalisation des délits par voie de presse et l'amélioration de l'accès à la justice pour souligner les progrès réalisés au Niger, un pays qui s'est en outre résolument engagé à lutter contre l'esclavage et la traite des personnes à travers des mesures législatives et la mise en place des structures de lutte contre ces phénomènes.
      Ces efforts et avancées ont été salués par les observateurs avertis dont la rapporteuse des Nations Unies sur les formes contemporaines de l'esclavage. Les efforts du Niger en matière de droits à l'alimentation ayant permis d'enregistrer des résultats probants ont été salués par la FAO.
      Mais le ministre a tenu à préciser que ces avancées cachent d'autres défis à relever au niveau des droits sociaux de base. ''Le Niger s'est engagé à développer des initiatives concrètes qui contribueront à l'effectivité des droits sociaux'', a-t-il assuré, avant d'ajouter que les défis auxquels doit faire face la communauté internationale sont immenses. M. Salissou Ada a fait constater que la violence, le terrorisme, la pauvreté et les conflits sont de véritables obstacles à la promotion et à la protection des droits de l'Homme. Il a réaffirmé la détermination de l'Etat du Niger à ''s'acquitter davantage de ses obligations pour accroitre les conditions essentielles afin que toutes les personnes relevant de son territoire puissent jouir de la plénitude de leurs droits et libertés''.
      Pour le coordonateur a.i du SNU, le choix du thème de cette édition est un appel à la responsabilité des Etats et des populations à mettre en œuvre pour garantir la jouissance des droits pour tous et à tout moment. Il rappelle en même temps l'engagement des Nations Unies à travailler auprès des gouvernements pour traduire en réalité les principes de la DUDH. M. Pana a reconnu les avancées enregistrées au Niger, des progrès que la détermination du gouvernement et la bonne collaboration avec ses partenaires ont rendus possibles. Il a lui aussi souligné qu'il y a encore des défis à relever et que des efforts restent à faire pour la réalisation des droits économiques et sociaux, l'accès à la justice, la lutte contre les formes contemporaines d'esclavage, le terrorisme, les questions de la sécurité alimentaire, des réfugiés et des migrants.
      Dans une déclaration rendue publique à l'occasion de la célébration de la journée internationale des droits de l'Homme, la haute représentante de l'Union Européenne Mme Federica Mogherini a indiqué que le thème de la Journée internationale des droits de l'Homme de cette année, ''Human Rights 365'' -reflète l'aspiration que chacun de nous, où qu'il se trouve, à tout moment, puisse jouir pleinement de tous les droits de l'Homme. Elle a réitéré la détermination de l'UE à faire respecter les droits de l'homme. C'est dans cette optique qu'elle a mis en place le cadre stratégique en matière de droits de l'Homme et de démocratie, assorti d'un plan d'action et désigné un représentant spécial de l'UE (RSUE) pour les droits de l'Homme.
      (lire ci-dessous l'intégralité de cette déclaration).

      Zabeirou Moussa

      Déclaration de Mme Federica Mogherini, de au nom de l'Union Européenne, sur la Journée des droits de l'Homme, célébrée le 10 décembre 2014
      Nous célébrons aujourd'hui la Journée des droits de l'Homme, qui commémore l'adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme par l'Assemblée générale des Nations Unies il y a 66 ans.
      Le thème de la Journée internationale des droits de l'Homme de cette année - Human Rights 365 - reflète l'aspiration que chacun de nous, où qu'il se trouve, à tout moment, puisse jouir pleinement de tous les droits de l'Homme.
      L'UE est déterminée à faire respecter ces droits. Il y a deux ans, nous avons adopté le cadre stratégique en matière de droits de l'Homme et de démocratie, assorti d'un plan d'action, et nous avons désigné un représentant spécial de l'UE (RSUE) pour les droits de l'Homme. Depuis, avec le soutien des États membres de l'UE, nous militons en faveur des droits de l'Homme dans le cadre de plus de 40 dialogues sur ce thème menés avec des pays tiers et nous œuvrons aux côtés d'organisations régionales et multilatérales, parmi lesquelles l'ONU.
      Le RSUE, M. Stavros Lambrinidis, coopère étroitement et de manière proactive avec des partenaires clés et soutient le rôle des organisations de la société civile dans le monde entier. Les délégations de l'UE suivent la situation, font rapport et interviennent sur les questions concernant les droits de l'Homme, parfois dans des conditions très difficiles.
      Nous avons obtenu des résultats importants, mais il reste encore beaucoup à faire. Un des points qui appellent une action de notre part est la torture. La Convention contre la torture a été adoptée par l'ONU il y a trente ans, jour pour jour, et pourtant cette forme de violence est encore largement pratiquée à travers le monde. Il convient que nous nous y attaquions de toute d'urgence.
      Le renouvellement, en 2015, de notre plan d'action en matière de droits de l'Homme et de démocratie sera l'occasion de réitérer notre engagement et de nous attaquer à d'autres obstacles qui se posent à l'universalité et à l'indivisibilité des droits de l'Homme.

      mercredi 10 décembre 2014

      16 jours d'activisme contre la violence basée sur le genre : De jeunes filles victimes de pratiques ancestrales néfastes

                                        

        Des camarades de classe de Aïssatou en compagnie d’une cadre de UNFPA » Village de Kosseye Des camarades de classe de Aïssatou en compagnie d’une cadre de UNFPA » Village de Kosseye
        Le cas de la petite Lobo, 8 ans, mutilée pour 250 FCFAEnviron 50 cas de filles victimes de mutilations génitales féminines (MGF) ont été signalés dans plusieurs villages du 5ème arrondissement de Niamey fin octobre. Aissatou Oumarou dite Lobo, 8 ans en classe de cours préparatoire à l'école Kosseye traditionnelle, est l'une des victimes.
        Depuis deux ans, Aissatou Oumarou dite Lobo, teint clair, petite de taille, âgée de 8 ans, fréquente l'école primaire traditionnelle de Kosseye, à plus d'une demi-heure de marche de Modibaré, le hameau de sa famille. Ce hameau relève de Ganguel, village peul du 5ème arrondissement de Niamey situé à 7 km de la capitale qui s'étend sur un vaste plateau dunaire sur la rive droite du fleuve Niger. La beauté du paysage ne laisse personne insensible. Chaque jour, du lundi au vendredi, Aissatou Lobo fait quatre fois ce trajet vers l'une des deux écoles primaires où viennent étudier les enfants des hameaux environnants. Mais tout ceci s'est arrêté brusquement depuis.
        Au lieu d'aller à l'école, le jeudi 6 novembre dernier, Aissatou dite Lobo a été à la maternité Issaka Gazobi pour subir des examens médicaux. L'expertise médicale effectuée sur l'écolière atteste une ablation totale du clitoris avec atteinte du méat urétral, appelé ''mutilation génitale de type2'' dans le jargon médical. En plus, Aissatou saigne encore car sa plaie ne s'est pas complètement cicatrisée.
        ''C'est sa maman qui est derrière tout ça. Elle n'écoute personne et elle est obstinée par l'idée que l'excision est une pratique ancestrale qu'elle avait elle-même subie. Elle raconte à qui veut l'entendre qu'elle a fait exciser sa fille pour respecter sa coutume'', raconte Aoudi, 26 ans, cousine d'Aissatou, assise sur une natte.

        Aoudi que nous avions rencontrée à Modibaré montre du doigt l'arbre sous lequel elle a été excisée, il y a de cela plus d'une dizaine d'années. En l'écoutant, c'est comme si c'était hier. ''Il faut que cela cesse, les temps ont changé. Il y a aussi le risque de contaminer les filles du virus de Sida'', explique Aoudi.
        Dans la famille de Aissatou, tous ne sont pas favorables à l'excision. ''Je suis contre cette pratique. Ma fille a été excisée en mon absence. Sa maman n'écoute personne sur cette question. Je me suis même disputé avec elle lorsque j'ai appris que l'exciseuse est venue chez moi poser son acte'', raconte Oumarou Amadou, le père de Aissatou.
        Amadou Hama, marabout, grand-père de Aissatou, regrette ce qui s'est passé. ''C'est vraiment une pratique traditionnelle à abandonner. L'Islam, notre religion, n'oblige personne à exciser sa fille. Je me suis toujours opposé à l'excision'', a-t-il dit avec une voix tremblante.
        ''J'imagine les souffrances de cette petite fille traumatisée qui a, à peine, huit ans. Ces pratiques néfastes d'un autre âge doivent être abandonnées''.
        ''Depuis son retour de la maternité, Aissatou ne vient plus à l'école. Elle est restée dans son hameau auprès de ses parents. C'est une élève assidue et calme qui participe au cours. J'imagine les souffrances de cette petite fille traumatisée qui a à peine huit ans. Ces pratiques néfastes d'un autre âge doivent être abandonnées. Ça me fait mal et c'est triste quand je pense à toutes les souffrances que vit cette fillette'', raconte madame Boubacar Aï Sani, la maîtresse de Aissatou Oumarou.
        Aissatou a été emmenée à la maternité en compagnie de sa maman, des membres du Comité Nigérien sur les Pratiques Traditionnelles ayant effet sur la santé des femmes et des enfants (CONIPRAT), une ONG locale créée en 1994 et des éléments de la Brigade de la Police Nationale chargée de la protection des mineurs et des femmes.
        En effet, CONIPRAT avait été alerté par les membres de sa brigade de vigilance concernant plusieurs cas d'excision dans huit villages et hameaux du 5ème arrondissement de Niamey, dont Modibaré, le hameau d'Aissatou.
        Selon CONIPRAT, une cinquantaine de filles incluant Aissatou sont victimes de cette dernière vague d'excision dans le 5ème arrondissement. Depuis, CONIPRAT mène son enquête afin de rassembler toutes les preuves matérielles.

        Des séquelles pour toute la vie
        ''J'avais 11 ans, lorsqu'une femme accompagnée de ma tante m'a attrapée et m'a trainée dans une case où se trouvait une autre vieille dame avec son couteau. Cette dernière me tira par les genoux... Les hurlements et cris que j'ai poussés me raisonnent encore aux oreilles'', témoigne Oumou, jeune femme peuhle de Kosseye, âgée de 36 ans, ménagère, mariée et mère de cinq enfants.« Je suis sûre que ce qu'a subi Aissatou va la poursuivre aussi toute sa vie. C'est un moment pénible et inoubliable, »raconte Oumou. La joie qui s'était lue sur son visage au début de l'entretien s'estvolatilisée quand elle serre les dents pour ajouter« Moi, personne ne va exciser mes filles. »
        Même la sœur d'Aissatou qui partage la même classe qu'elle, est aussi traumatisée, témoigne Ibrahim Harouna, directeur de l'école primaire Kosseye traditionnelle, profondément touché. ''Il suffit de lui demander les nouvelles de sa sœur pour qu'elle éclate en sanglots. Je croyais que cette pratique était bannie à jamais, mais le cas de Aissatou nous dit tout sur les survivances de cette pratique néfaste'', regrette amèrement M. Harouna.
        L'exciseuse qui a repris son couteau est arrêtée par la police Rakia Sorry, âgée d'environ 64 ans, est celle qui a coupé les organes génitaux de Aissatou pour une somme dérisoire comprise entre 250 et 500 FCFA, le prix pour chaque fille excisée. Cette dernière a été arrêtée par la Brigade de la Protection des mineurs et des femmes de la Police Nationale.
        L'excision est un métier dans les communautés qui pratiquent les mutilations génitales féminines, et se transmet de mère en fille au sein d'une même famille. Le plus souvent, c'est une femme ménopausée qui l'exerce et fait de cette pratique une source de revenus, allant de village en village pour exciser des filles.
        Le Niger dispose, depuis 2003, d'une loi contre les mutilations génitales féminines. Cette loi stipule à son article 232-1 ''que quiconque aura commis ou tenté de commettre une mutilation génitale féminine sera puni d'un emprisonnement de six mois à trois ans et d'une amende de 20.000 à 200.000 francs. [...] Le ou les complices de ces délits seront punis de la même peine''.
        ''La loi doit être appliquée à ces criminelles d'exciseuses mais aussi aux parents des victimes qui sont complices'', déclare Abdoulaye Guiso, enseignant au 5ème arrondissement de Niamey. Dans ce genre de cas, les quelques personnes impliquées se retrouvent par la suite relaxées, ajoute M. Guiso qui déplore l'application de la législation qu'il trouve très laxiste.
        Cette position est défendue par CONIPRAT. ''Nous demandons l'application de la loi dans toute sa rigueur'', soutient la présidente de CONIPRAT, Mme Maiga Amsou Amadou. A ce sujet, CONIPRAT a déjà déposé une plainte chez le Procureur contre l'exciseuse Rakia Sorry et les parents des victimes. C'est la 4ème plainte contre la même exciseuse depuis 2006. En effet, elle est une récidiviste, dont la dernière comparution devant un tribunal date d'avril 2011, et où elle a été condamnée à trois mois de prison assortie de sursis et 20.000 FCFA d'amende.
        La brigade de la protection des mineurs et des femmes de la Police Nationale qui gère le dossier d'Aissatou projette, après obtention d'autorisation, une descente dans ces villages afin de chercher et d'amener les filles excisées à la maternité pour subir les examens médicaux.
        L'excision entraine des séquelles médicales chez les femmes telles que les accouchements difficiles, un travail prolongé avec souvent une fistule obstétricale et des règles douloureuses, des rapports sexuels difficiles et le traumatisme psychologique qu'elles continueront à subir toute leur vie, dans le cas où elles y survivent, car cette pratique violente qui peut causer leur mort, comme le témoigne Madame Oumou de Kossey.
        Alors, la question qui se pose est ''comment lutter contre cette pratique traditionnelle brutale qui viole les droits des filles''?
        La lutte contre cette violence contre les filles et les femmes continue
        Le problème ne se trouve pas dans les gros villages, mais dans les petits hameaux, au milieu des champs de cultures, souligne M. Ibrahim Harouna, directeur de l'école primaire Kossey traditionnelle où est inscrite Aissatou. ''Il faut faire le porte à porte pour sensibiliser davantage ces personnes qui refusent d'abandonner cette pratique qui viole la dignité et les droits des filles. L'Etat et les ONG doivent récompenser toute personne qui dénonce un cas d'excision''.
        Ces villages du 5ème arrondissement de Niamey indexés sont à plus de 90% habités par des communautés peulhs chez qui la pratique de l'excision est très courante et où certains membres évoquent la pérennisation d'une pratique rituelle ancestrale.
        En effet, l'Enquête Démographie et Santé (EDS) de 2012 a révélé qu'au Niger, même si le taux de MGF est passé de 4,5 % en 1998 à 2% en 2012, il existe de grandes différences entre les groupes ethniques en ce qui concerne les mutilations génitales féminines. Il est de 65,8% chez les Gourmantché, 12% chez les Peulh et 3,6% chez les Zarma.
        ''C'est un sentiment d'horreur que j'éprouve. Parce qu'il est inadmissible, au 21ème siècle, qu'on continue à exciser des filles et de surcroît dans la capitale''.
        ''C'est un sentiment d'horreur que j'éprouve. Parce qu'il est inadmissible au 21ème siècle qu'on continue à exciser des filles et de surcroît dans la capitale où on suppose que tout le monde est conscient du danger de ces pratiques néfastes'', s'indigne Issa Sadou, le chargé de Programme Genre et Droits humains à UNFPA Niger. ''Le cas survenu à Modibaré n'est que la partie visible de l'iceberg dans la zone. Nous devrons être plus que vigilants pour arriver à la tolérance zéro. Nous ne devons pas baisser la garde. L'Etat, la société civile, les ONG, les partenaires techniques et financiers, doivent trouver les moyens pour mettre fin aux mutilations génitales féminines'', conclut M. Sadou.
        La représentante de l'UNFPA au Niger, Mme Monique Clesca, profondément choquée par cette violence exercée sur ces fillettes, s'est rendue le mardi 18 novembre à
        l'école Kosseye traditionnelle pour une visite de compassion. Elle a rencontré le représentant du chef de village de Kosseye, M. Amadou Ali, en présence du directeur de l'école, M. Ibrahim Harouna.
        ''A Kosseye, nous avions été sensibilisés sur les dangers de l'excision depuis plusieurs années. Aujourd'hui, personne ne pratique cela ici. Mais nous avons entendu parler du cas de Modibaré qui ne relève pas de Kosseye. Et nous sommes prêts à dénoncer et remettre dans les mains des autorités toute personne qui ose exciser sa fille'', s'engage fortement Amadou Ali. Comme un médecin, il explique que ''l'excision n'est pas bon pour la santé. Les femmes excisées ont toujours des complications au cours des accouchements''.
        ''Il faut châtier ces exciseuses, mais aussi les personnes chez qui cette pratique sauvage continue toujours d'exister. Mes parents m'ont épargnée de cette torture, mais en tant que femme, je partage la douleur de Aissatou. C'est criminel. Dieu Seul sait combien elles sont les filles qui subissent en silence des mutilations génitales'', indique Merry, 33 ans, ménagère à Kossey.
        Lutter contre l'excision, c'est remettre en cause des traditions familiales très ancrées depuis des décennies, selon la sociologue madame Aïchatou Boureima. C'est pourquoi cette lutte doit être continue afin de susciter le débat avec les communautés pour les convaincre à abandonner cette pratique ancestrale et néfaste.

        Souleymane Saddi Maâzou pour UNFPA

        lundi 8 décembre 2014

        Réception d'équipements au Ministère de la Culture, des Arts et des loisirs : Environ 65 millions de francs CFA pour le renforcement des capacités des Maisons de la Culture et des Centres des jeunes

                                          

          Lors de la cérémonie de réception Lors de la cérémonie de réception
          Le ministre de la Culture, des Arts et des Loisirs, M. Ousmane Abdou, a réceptionné samedi dernier, à Niamey, un important lot d'équipement d'une valeur d'environ 65 millions de francs CFA destiné aux Maisons de la Culture et des centres des jeunes des régions de Zinder, Maradi et Niamey. Ce matériel a été offert par le projet « Développement des Maisons de la Culture au Niger : espace vivant de valorisation du patrimoine culturel et de ses acteurs». C'était en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, du représentant de la Délégation de l'Union Européenne au Niger, de ceux de l'ambassadeur de France, de la Coopération Suisse, des ONG CISP, DIKO et Alternative Espace Citoyens.
          Ce projet cofinancé par l'Union Européenne dans le cadre du programme développement social et humain (Investing in people) et qui vise à « soutenir la culture en tant que vecteur de démocratie et de croissance économiques» est mis en œuvre par le Comité International pour le Développement des Peuples et ses partenaires à savoir l'ONG DIKO, et Alternative Espaces citoyens.

          Le ministre de la Culture, des Arts et des Loisirs en réceptionnant ce don, a rappelé qu'un important lot de matériels, d'une valeur d'environ 100 millions de francs CFA au bénéfice des maisons de la culture partenaires du programme d'épanouissement culturelle de la jeunesse de l'IDS II a été déjà réceptionné au mois d'août dernier. Ces équipements acquis dans le cadre du deuxième projet du CISP et de ses partenaires poursuit-il viennent opportunément s'ajouter aux premiers dans une optique de synergie entre lesdits projets pour élargir le nombre de maisons de la culture renforcées au sein desquelles les activités pourront dès lors, s'organiser dans un environnement approprié. M. Ousmane Abdou s'est rejoui de cette initiative du renforcement des capacités des maisons de la culture et les acteurs culturels, est assurément de nature à contribuer de façon significative, au développement socioéconomique de notre pays. C'est du reste la vision des Autorités de la 7ème République au premier rang desquelles le Président Issoufou Mahamadou a ajouté le ministre en charge de la culture. Il a en effet, remercié les généreux donateurs en général, l'Union Européenne et les autres partenaires en particulier pour leur constant soutien au développement du secteur culturel au Niger. M. Ousmane Abdou a en fin réitéré l'engagement de son département ministériel à les accompagner pour une mise en œuvre des activités inscrites au titre du projet avant de les assurer que le matériel sera exclusivement mis au service des bénéficiaires et utilisé à bon escient. Auparavant, le Chef de la Délégation de l'Union Européenne en République du Niger a indiqué que cet appui permet d'allier
          culture et développement, en outillant les acteurs culturels mais surtout en garantissant l'essor d'un secteur qui doit contribuer à la croissance économique et au développement durable. La mise à disposition de ce matériel composé principalement d'outils informatiques et techniques contribuera selon M. Raul Mateus Paula significativement au renforcement des capacités des Maisons des Jeunes et de la Culture. Pour sa part, l'assistant technique du projet «le développement des maisons de la culture au Niger : espace vivant de valorisation du patrimoine culturel et de ses acteurs» a souligné l'ambition du CISP et ses partenaires qui est de renforcer le rôle des Maisons de la Culture (MDC) au Niger, les capacités des artistes et des professionnels de la culture afin d'améliorer les conditions économiques, sociales et culturelles des populations. Cela par la promotion et la valorisation du patrimoine culturel en tant que vecteur de démocratisation, de diversité et de développement économique tel que prôner par le Gouvernement dans le document de référence, le PDES. M. Laouali Amadou a par ailleurs témoigné toute leur considération à la Coopération française, espagnole, Suisse et Allemande qui sont aussi des acteurs présents sur le terrain et avec lesquels, une synergie d'action est en train d'être construite à travers les différentes prises de contact, les concertations et les autres appuis de toute forme.

          Aïchatou Hamma Wakasso

          Tillabéri/Lancement officiel de la campagne de communication pour la lutte contre Ebola : La Fondation ''Tattali Iyali'' octroie un appui d'une valeur de 200 millions de FCFA aux populations

                                            

            Lors de la cérémonie de lancement Lors de la cérémonie de lancement
            La Fondation ''Tattali Iyali'' de la Première Dame, Dr. Malika Issoufou Mahamadou, en collaboration avec le Ministère de la Santé Publique, a procédé jeudi dernier, au lancement officiel de la ''campagne de communication pour la lutte contre Ebola'' au niveau des communautés, des CSI et de CS, de la région de Tillabéri. La Fondation ''Tattali Iyali'', a saisi cette occasion pour apporter un soutien, en terme de dons aux populations. Ces dons sont notamment constitués de vivres, de médicaments, de moulins à grains, de lampes solaires, de motopompes et de moustiquaires, pour une valeur de deux cents (200) millions de FCFA.
            Au passage de la délégation, les populations de Tillabéri ont envahi les tronçons ''Namaro-Farié'' et ''Namaro-Téra'' pour faire part de leur gratitude au regard des multiples dons offerts par la Fondation ''Tattali Iyali'' et pour adresser leurs doléances à la Première Dame, Dr. Malika Issoufou Mahamadou.

            Au niveau des Centres de Santé Intégré (CSI) de Namaro et de la Case de Santé (CS) de Lata-Kabia, la Fondation ''Tattali Iyali'' a procédé à une remise de don en médicaments. Les responsables de ces structures, ont spécifiquement fait part à la délégation, des manquements relatifs à l'absence d'adduction d'eau, de branchement électrique et à l'insuffisance de matériel roulant. Au regard de ces requêtes, la Première Dame a donné des instructions quant à la mise à la disposition de techniciens en électrification solaire, pour palier à la problématique. Sur le même élan, la Représentante Résidente de l'Unicef au Niger, Dr.Viviane Van Steirteghem a indiqué que son institution apportera du support en matériel roulant.
            Au niveau du chef lieu du département de Gothèye, le ministre de la Santé Publique, M. Mano Aghali, a lors de son allocution, assuré qu'à la date d'aujourd'hui, le Niger n'a enregistré aucun cas de la maladie à virus hémorragique ''Ebola'' sur son territoire. ''Advenant des cas de contaminations signalés à temps, nous sommes en mesure de garantir les soins nécessaires. Quoique, nous préconisons la prévention, par la prise en compte des questions de salubrité et d'hygiène, dans nos actions quotidiennes et au niveau de tous les lieux publics'' a précisé le ministre de la Santé Publique.
            Pour sa part, la ministre des Enseignements Secondaires, Mme Bety Aichatou Habibou Oumani, a indiqué lors de son discours que, les acteurs de la lutte contre cette épidémie, ont compris que la
            riposte doit dépasser le cadre de la santé publique et impliquer les autres secteurs. Ainsi, l'éducation préventive est très vite apparue comme un moyen sûr de contenir le mal. ''L'espace de vie et d'apprentissage qu'est l'école, a un rôle important à jouer dans la prévention des maladies et l'éducation à la santé. Faire des jeunes d'aujourd'hui des adultes de demain instruits et en bonne santé est notre objectif, ensemble barrons la route au virus à fièvre hémorragique Ebola '' a soutenu la ministre des Enseignements Secondaires, Mme Bety Aichatou Habibou Oumani. Elle a aussi réaffirmé l'engagement de son département ministériel, à lutter contre la maladie à fièvre hémorragique ''Ebola''.
            Dans cet élan, et au titre de sa fonction de docteur, la Première Dame a procédé au lancement officiel de la ''campagne de communication pour la lutte contre Ebola'', sous le thème : ''Ensemble barrons la route à Ebola'', au niveau d'une classe de Terminal, du Centre des Enseignements Secondaires (CES) du chef lieu du département de Gothèye. Ainsi, Dr. Malika Issoufou
            Mahamadou a dispensé aux élèves, un cours relatif aux modes de transmission de la maladie à virus hémorragique ''Ebola'', les précautions à prendre pour éviter les contaminations et les dispositions à prendre en cas de contamination. Au terme du cours, Dr. Malika Issoufou Mahamadou, a posé des questions aux élèves pour s'assurer que la leçon a bien été assimilée, avant de terminer par une ''démonstration type'' de lavage des mains.
            Lors des étapes de Dargol et Téra le maire de la commune de Dargol, M. Aoudi Younoussi a notifié à la Première Dame que, tous les nigériens sont témoins des bienfaits de la Fondation ''Tattali lyali'' dans la lutte inlassable contre la pauvreté en général et celle de soutenir les groupes vulnérables en particulier. S'agissant du maire de la commune de Téra, M. Hamidou Niandou, il a singulièrement abordé l'énorme retard injustement infligé à la femme nigérienne ''Hélas, nous les hommes, ne sont pas étrangers à cette situation. En ce sens, le Président de la République, Son Excellence M. Issoufou Mahamadou et Son Excellence le Premier ministre M. Brigi Rafini font tout, pour que nos sœurs, nos épouses soient au cœur du développement et de la renaissance du Niger. Qu'ils en soient remerciés et félicités.''
            Pour sa part, la conseillère technique de la cellule genre et population, Mme Albouchoura Mohamed a exhorté et encouragé la Première Dame, à faire la promotion des activités génératrices de revenus aux femmes par la création et le développement de filières porteuses, tout en leur facilitant l'accès au crédit. Elle a aussi souhaité que des mesures d'accompagnement soient prisent afin de pérenniser la scolarisation de la jeune fille.
            S'agissant des doléances des communautés en général et des élèves en particulier, elles sont relatives à l'accès à l'eau potable, l'électrification, la promotion des groupes vulnérables que sont les femmes et les enfants, la scolarisation des jeunes filles, le manque d'enseignants, l'emploi des jeunes, la sécurité alimentaire ...
            Samira Sabou(Envoyée Spéciale)